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Télescope de réalité augmentée du 29 au 7 juin
Comment obtenir toutes les informations quand notre regard se pose sur un paysage urbain et sur son patrimoine ? La densité de la chose vue, son potentiel informationnel et éducatif suppose des questions pressantes : Qu'est-ce que je vois ? Comment identifier un élément du paysage ? Comment celui-ci a-t-il évolué dans le temps ? Quelles en sont les perspectives de développement, les projets à venir ? Et donc : Comment interpréter cette vue que l'on me présente comme exceptionnelle ?
La « réalité augmentée » peut apporter une réponse immédiate à ce questionnement légitime. Faire coïncider une masse d'informations additionnelles et le paysage observé est en effet l'objectif premier de cette technique de représentation.
Les premières expériences portaient sur la fusion d'une table d'orientation avec un télescope optique permettant de voir plus en détail le sujet. Développé par le CITU, en collaboration avec ses partenaires de TerraNumerica, notamment Thales et le Centre des Monuments Nationaux (CMN), le Télescope de Réalité Augmentée ambitionne de donner à voir la ville depuis un point de vue remarquable (ici l'Arc de Triomphe), en apportant différents niveaux de lecture et d'interprétation du paysage urbain. Le principe est simple : l'objet observé est capturé par une caméra, dont les images sont enrichies d'éléments graphiques et textuels.
Les informations s'affichent directement sur l'objet, le monument ou la rue, en respectant les codes de la perspective. On peut zoomer, voir plus en détail un bâtiment, en connaître la date de construction, la hauteur, l'architecte, et même des éléments d'histoire. Le Télescope de Réalité Augmentée permet en outre de découvrir d'autres vues du même monument, parfois masqué par son environnement. Il permet également de présenter le même paysage mais dans le passé. Insérés en 3D dans le panorama actuel, on peut découvrir des éléments disparus tels que le Palais des Tuileries. Suivant les sites, un extrait vidéo ou une animation (la construction de la tour Eiffel, les Champs-Élysées au début du siècle, etc.) complètent l'information.
Cette technologie permet d'envisager une approche prospective du paysage urbain. Les projets à venir peuvent être testés sur leur impact visuel. Ainsi les décisions sur la hauteur maximale de construction « Paris et petite couronne » pourront donner lieu à une étude depuis un des points d'observation touristiques les plus fréquentés (1 400 000 visiteurs par an sur l'Arc). On envisage de tester également les projets d'évolution de la Défense et de la Porte de Versailles. Les expérimentations se multiplieront durant trois ans et devraient déboucher sur un produit destiné au tourisme et au patrimoine.